• Apocalypto, par Mel Gibson

    Apocalypto, par Mel Gibson

     

    La peur est une maladie qui ronge l’âme de celui qui l’éprouve. Je ne t’ai pas élevé pour que tu vives dans la peur.

     

     

    Le film en bref

    Année de sortie : 10 janvier 2007

    Durée : 2h20

    Réalisateur : Mel Gibson

    Acteurs principaux : Rudy Youngblood, Raoul Trujillo, Dalia Hernández

    Genres : Aventure, Action, Drame

    Interdiction : moins de 12 ans

     

    De quoi ça cause ?

    Dans les années précédent la chute de la civilisation Maya, Patte de Jaguar, futur chef de son petit village, vit une existence idyllique jusqu'au moment où son village se fait violement décimé. Capturé et emmené dans le but d'être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde différent de la vie calme et paisible qu'il menait auprès de sa famille.

    Au cours de son voyage, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative desespérée pour retourner chez lui et revoir les siens.

    Apocalypto, par Mel Gibson

    Ce que j'en pense

    Mel Gibson signe ici un film violent. Je ne peux pas dire le contraire. Même moi qui ai l’estomac accroché, certaines scènes me faisaient détourner le regard. Pour autant, il ne faut pas croire que ce film se caractérise seulement par sa violence. C’est aussi un film humain, d’une puissance accrocheuse et bouleversant.

    Parlons de la forme du film. La toute première scène parcoure la végétation de l’Amazonie. On se croirait dans un documentaire, mais l’idée est vite oubliée : on se retrouve catapulté dans une scène de chasse au tapir. Rapide, puissant, efficace. On plonge directement dans le quotidien de cette peuplade et on saisit les codes sociaux assez rapidement. Le film est très bien tourné. Les images sont éclatantes : on passe du vert au rouge, du blanc au bleu à mesure que l’histoire progresse. La caméra s’oublie très facilement, et on est projeté dans le film immédiatement. Celle-ci est loin d'être objective et alterne souvent les points de vue, permettant de saisir les impressions de chaque personnage. Le plus marquant dans le film reste la langue. Tout est parlé en maya yucatèque. Et il ne faut pas croire qu’il s’agit d’une langue morte ! Elle est encore parlée aujourd’hui.

    Attardons nous sur les acteurs. Peu d’entre eux (pour ne pas dire aucun) sont connus. Et pour cause, ce film leur a offert leur premier rôle. De ce fait, Mel Gibson les a beaucoup guidé dans leur jeu de rôle, expliquant avec précision ce qu’il voulait obtenir, quitte à en faire la démonstration. On peut voir tout ça dans les bonus. Le fait que les acteurs soient débutants n’est absolument pas dérangeant ; il n’y a pas de maladresse dans leur jeu.

    Je suis particulièrement fan de Rudy Youngblood (Patte de Jaguar) et la façon dont il joue sur son regard. Tantôt vide, tantôt puissant, son regard est très expressif. J’aime beaucoup sa façon de jouer ! Ainsi que celle de Gerardo Taracena qui colle parfaitement au rôle du sadique de service.

    Quant à la musique, signée James Horner (Avatar), elle se fait totalement oublier. J’ai lu quelque part que la meilleure musique de film possible est celle que l’on n’entend pas. En ce sens, la musique est parfaite ! Discrète, mais efficace, accentuant la puissance des scènes sans que le spectateur en ait conscience. On reconnait bien le compositeur dans certains thème, notamment celui qui sert le générique, rappelant clairement la bande son d'Avatar. 

    Revenons sur le fond : même si Mel Gibson a essayé de rendre son film le plus véridicte possible quant à la façon dont vivaient les Mayas et les autres tribues, j'ai choisi d'y accorder peu de crédit, notamment au niveau des tenues des Maya. Lors des rites mortuaires à la faveur des Dieux, on est aussi perdu que les tributs. On ne comprend pas réellement ce qu'il se passe, le pourquoi du comment, mais ce qui est sûr, c'est qu'il ne s'agit pas de présenter une société violente et barbare. Au contraire, tout est parfaitement codifié : il y a un ordre social clairement défini par l'environnement, les tenues et le jeu des acteurs. Les traditions, si elles nous sont obscures, entrent dans une logique pour les Maya et permet de renforcer la différence de culture qu'il y a entre les hommes comme Patte de Jaguar et les Mayas.

    Il s'agit ici de présenter une culture à part entière, avec ce qu'elle a de beau et majestueux, et ce qu'elle a de violent et sanguinaire. De ce fait, le film devient intemporel. Le scénario pourrait être transposé à notre époque sans qu'il n'y ait de problème.

    Pour finir, je dirais que ce film s'adresse tout de même à un publique averti. Mention de viol, meurtres, effusions de sang... Je répète que ce film est violent et qu'il faut savoir à quoi s'attendre en le regardant. Bien que ce soit peut-être contradictoire, je considère qu'il s'agit d'un film qu'il faut avoir vu.

     

    ★★★★ 

     

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