• L'Ange de la Nuit - Tome 1 : La Voie des Ombres, de Brent Weeks

    L'Ange de la Nuit - Tome 1 :  La voie des Ombres

     

    Ton travail ce n'est pas de verser dans l'art, c'est de fabriquer des cadavres. Tuer c'est tuer. Ne joue pas avec ta proie. Ne cherche pas à terminer le contrat par un coup de toute beauté. Inflige vingt blessures à ta cible et, quand elle s'effondrera parce qu'elle aura perdu trop de sang, achève la.

     

    Le livre en bref

    Année de sortie : 2009

    Auteur : Brent Weeks

     Nombres de pages : 694 pages (Edition : Milady)

    Genre : Fantasy, Dark Fantasy

     

    De quoi ça cause ?

    LE TUEUR PARFAIT N'A PAS D'AMIS, IL N'A QUE DES CIBLES

    Pour Durzo Blint, l'assassinat est un art et il l'artiste le plus accompli de la cité, grâce à ses talents secrets hérités de la nuit des temps. 

    Pour Azoth, survivre est une lutte de tous les instants. Le petit rat de la guilde a appris à juger les gens d'un seul coup d'oeil et à prendre des risques — comme prososer à Durzo Blint de devenir son apprenti.

    Mais pour être accepté, il doit commencer par abandonner son ancienne vie, changer d'identité, aborder un monde d'intrigues politiques, d'effroyables dangers et de magies étranges, et sacrifier ce qui lui est le plus précieux...

     

    L'Ange de la Nuit - Tome 1 :  La voie des Ombres

     

    Ce que j'en pense

    La Voie des Ombres est vraiment un de mes livres préférés. Difficile de croire, vu sa qualité, qu'il s'agit du premier roman de Brent Weeks

    On suit le personnage d'Azoth, jeune garçon issu du Dédale. En simple, il fait partie du plus bas échelon de la société et doit obéir au Rat, le chef de sa guilde. Chaque jour menacé, il n'a qu'une envie : ne plus avoir peur. Quitte à à ce que cela détruise son âme. Azoth est un personnage assez simple à comprendre. Sûrement parce que le narrateur suit son point de vue la majeure partie du récit. Néanmoins, Azoth est un personnage torturé, hésitant entre les principes de son maître — Durzo Blint, le plus grand pisse-culotte (assassin) de son temps — et ses envies : ne plus avoir peur, tomber amoureux, être libre de ses choix... C'est un personnage qui évolue à mesure qu'il grandit, qui prend en assurance et qui prend des décisions qui le poursuivront. 

    L'autre personnage majeur de l'oeuvre est Durzo Blint. Il s'agit d'un personnage énigmatique, vieux de plusieurs siècles, possèdant de multiples personnalités en plus d'être une légende vivante. Pour Azoth, il est insondable et sûr de lui. Or, on le constate à mesure que le roman avance, Durzo n'est pas aussi fort (moralement parlant) qu'il le semble être. Néanmoins, et malgré tout ce qu'il semble dire et montrer, Durzo est un personnage poignant auquel on s'attache rapidement. 

    Les autres personnages secondaires n'en sont pas moins intéressants. Tous les personnages, exceptée Poupée, portent une large part de noirceur en eux, résultat de leurs choix. Les personnages comme Jarl ou Mama K sont également tiraillés par leur train de vie, mais tout comme Azoth, ils ont su s'adapter et faire partie intégrante d'un monde dans lequel la loi du plus fort permet de survivre. 

    Côté intrigue, ce n'est pas forcement original. L'idée d'un garçon venu des bas-fond de la cité et souhaitant devenir plus fort n'est pas nouvelle (L'Apprenti d'Araluen ou L'Assassin Royal par exemple), néanmoins, Brent Weeks a su s'approprier l'idée et y apporter des éléments nouveaux, le tout sur fond de magouilles politiques complexe. Les rênes du pouvoir sont en théorie confiées au roi, or on comprend rapidement qu'un autre groupe de personne a la main mise sur les ficelles politiques.  Autre fait de l'histoire, tout semble construit sur des sables mouvants. Chacun tente de tuer autrui, de s'emparer du pouvoir de telle ou telle manière, de sorte à ce que le pouvoir change de manière brutale et sanglante. Car oui, l'histoire est sanglante — normal lorsque l'on traîte d'un sujet d' assassins — mais racontée avec efficacité. 

    L'écrivain va doit au but : j'aime ça. Après 2 ans de L à lire du Flaubert, Stendhal et compagnie, on apprécie les écrivains qui ne s'attardent pas sur les détails pendant trois pages. Glisser des éléments de description par-ci par-là suffit amplement, et c'est ce que fait Brent Weeks. Chaque description se fait en temps et en heure, ne venant pas polluer le rythme du roman. Car il faut le reconnaître, les temps morts sont peu nombreux. On décroche quelque fois lorsque l'on change de personnage, mais une fois habitué à ces derniers, on accèpte volontier de suivre leurs péripéties. 

    Les scènes de combat ressemblent à un film. Chaque geste est parfaitement visualisable et on se sent propulsé à l'intérieur du roman. 

    Bref, j'adore ce roman, et ce n'est pas pour rien. C'est le seul livre que j'ai  lu d'une traîte depuis longtemps. Je ne me suis jamais demandé "quand-est-ce que le chapitre se termine ?". Au contraire, une fois un chapitre terminé, je sautais sur le suivant avec voracité. Et lorsque la fin est arrivée, je n'avais qu'une hâte : lire la suite. 

     

    ★★★★

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