• Le Garçon et la Bête, de Mamoru Hosoda

    Le Garçon et la Bête, de Mamoru Hosoda

     

    Il a dit qu'il voulait devenir le sabre que tu tiendrais avec ton coeur.

     

    Le film en bref

    Année de sortie : 13 février 2016

    Durée : 1h58

    Réalisateur : Mamoru Hosoda

    Genres : Animation, Aventure

    Interdiction : Aucun

     

    De quoi ça cause ?

    Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

     Source : Allociné

    Le Garçon et la Bête, de Mamoru Hosoda

     

    Ce que j'en pense 

    Ce film a été un vrai coup de cœur lors de sa sortie en salle. J'étais déjà fan de La Traversée du Temps, Summer Wars et Les Enfants Loups : Ame & Yuki, alors je partais confiante sur ce film là. Et j'ai eu raison.

    Les personnages sont vraiment intéressants, quoique pas toujours assez exploités.   Par exemple, l'histoire du méchant est expliquée en fin de film grâce à 5 minutes de dialogue. C'est un des reproches que je fais aux films japonais (que j'adore pourtant), c'est que beaucoup d'informations passent par le dialogue, et pas toujours de manière délicate et subtile. C'est notamment le cas ici.

    Autrement, Kyuta / Ren est un personnage vraiment attachant. J'aime toujours les personnages masculins de Mamoru Hosoda (ils ont la classe) et celui-ci est aussi génial que les autres.  Quant à son maître, il est également excellent. Son caractère bourru et têtu donne lieu à de nombreuses scènes comiques où il entre en conflit avec Kyuta.

    Les relations entre les personnages sont bien exploitées et sont également intéressantes, notamment la relation maître / élève que l'on retrouve deux fois dans le film.

    Au sujet du déroulement du film, j'ai trouvé la partie centrale (celle où Kyuta a 17 ans), plus intéressante que les deux autres parties. Son retour dans le monde des humains et son adaptation aux codes de la société japonaise font écho aux difficulté qu'on aurait à aller au Japon. Les relations sociales japonaises sont complexes pour un Européen (rien que dans les suffixes : -san, -chan, -kun…). On retrouve également une relation maître / élève dans cette partie, ce qui présente donc ce thème-ci comme le leitmotiv du film. En revanche, avec le recul, la partie d'entraînement du début et plus marquante, grâce à son rythme bien mené et aux nombreuses scènes qui amusent. Quant à la première partie, elle est intéressante pour les parallèles qu'elle offre entre le monde des humains et celui des bêtes.

    En revanche, s'il y a quelque chose qui m'a déçue dans le film, c'est la fin. Non pas parce qu'elle est trop courte ou bâclée comme dans beaucoup de films, mais parce que le semblant de noirceur qui est apporté par le méchant est rapidement balayé, ce qui est bien dommage. D'accord, pour ceux qui ne sont pas fans des méchants, ou pour les critiques, c'est mieux. En général, les fins qui se finissent bien ont plus de succès, mais on ne les retient pas. Ces films se fondent dans la masse, alors que les films où ça se termine mal… Alors là, on en ressort chamboulé.

    Côté animation, je ne suis pas déçue. Certains reproche l'utilisation de la 3D en la comparant avec celle des Enfants Loups : Ame & Yuki, mais entre chaque film, je ne vois pas vraiment de scènes gênantes où la 3D a été utilisée avec maladresse, excepté pour les scènes à la première personne, qui sont valables pour les deux films. Je suis malade avec ces scènes-là : tout bouge trop vite, et ça me donne la nausée. Ce sont les seules scènes 3D qui me choque, et je les trouve bien maladroites venant d'un réalisateur qui a déjà fait ses preuves. Après, je relativise en me disant que toutes les maisons d'animation ont maintenant recours à la 3D. Celle-ci restant minoritaire dans le film, elle n'est donc ni choquante, ni gênante.

    Côté musique, elle trouve bien sa place dans l'animation. Néanmoins, elle a tendance à prendre le pas sur la version française, quitte à cacher les dialogues. C'est le cas lors de la scène d'ouverture où il faut tendre l'oreille pour comprendre ce qui est dit, alors que cette scène est essentielle pour comprendre l'intrigue. Dommage donc.

    Finalement, sans considérer que le film puisse être le meilleur d'Hosoda, il n'en est pas pour autant mauvais. D'accord, il y a quelques maladresses qui ne s'expliquent pas, mais même les meilleurs réalisateurs comme Miyazaki, qui reste au top en terme d'animation et de scénario, a fait quelques faux pas (je pense à Ponyo sur la falaise, qui n'est pas mauvais en soi, mais qui m'a franchement déçue de par le publique visé). J'en profite pour contredire certains : deux heures ne suffisent pas à oublier le film. Je l'ai vu lors de sa sortie en salle et je n'ai qu'une envie : le revoir

    ★★

     

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